La Loi Barangé

Conformément à l'engagement qu'il avait pris devant ses électeurs, Charles Barangé accepte de compléter la loi André Marie qui étend les bourses aux établissements privés du second degré. Il dépose donc une proposition de loi d'aide à l'enseignement primaire avec des députés RPF, MRP et modéré, tous membres de l'Association parlementaire pour la liberté de l'enseignement. Après des débats passionnés, la loi est adoptée en deuxième lecture par 327 voix contre 251, le 21 septembre 1951. Une allocation scolaire est désormais versée par enfant et par trimestre à l'association des parents d’élèves (1000 FR par élèves) des établissements privés et au conseil général pour les élèves de l'enseignement public. C’est un peu par hasard si Charles Barangé donne son nom à cette loi. Il est, en effet, par ordre alphabétique, le premier des « 3B » qui ont déposé le texte : Barangé pour le MRP, Barrachin pour le RPF, et l'indépendant de Baudry d'Asson. La loi Barangé, une des premières lois d'aide à l'enseignement privé, provoque la rupture définitive des socialistes et des républicains populaires, à la grande joie des gaullistes. La grève de 90% des instituteurs ne rencontre guère d’échos dans le pays.

 \fille 1954 

 

Création du 1er APEL

Ce qui en découle c’est la : Création du 1er APEL Le 25 décembre 1951 à 16h, dans la salle de l’immeuble dit « le postulat », les parents d’élèves de l’école St Pierre, se sont réunis. L’assemblée, à l’unanimité a adopté le principe d’une Association de Parents d’Elèves et en a voté les statuts. Les membres du Conseil d’Administration (tous au bureau par la suite) : Mr Bardoulat Maurice, Mr Rodière Georges, Mr Fabre Pierre, Mr Plo Germain, Mr Amiel Germain et Mr Hanriot Joseph.

Historique de l'APEL en France

La première APEL fut créée à Marseille en 1930 dans l'établissement secondaire du chanoine Audibert. L'idée en était venue en 1924 à M. Bresson qui défendait le droit familial d'éducation comme un droit "naturel et inaliénable ". Le contexte de cette époque était précaire pour l'enseignement libre : l'Union sacrée de 1914-1918 s'estompait tandis que le bloc des Gauches accentuait sa pression anticléricale. Dès ses débuts, le mouvement des APEL voulut demeurer non confessionnel et la hiérarchie catholique l'encouragea dans cette voie. Certaines APEL régionales poussèrent leur démarche jusqu'à recruter des parents d'élèves non catholiques.

L'histoire des APEL a connu deux périodes distinctes :

Avant 1951, les APEL eurent essentiellement une base régionale. Les associations de chaque académie étaient avant tout des groupements de personnes. Quelques établissements d'importance possédaient leur propre association qui adhérait elle-même à l'association régionale. Il ne s'agit d'abord que de l'enseignement secondaire ; à partir de 1932, le mouvement s'élargit au primaire, mais seulement de manière marginale, jusqu'en 1945. Il n'existait pas d'échelon départemental ou diocésain.

Après 1951, le mouvement s'organise. La loi Barangé impose l'existence d'une association auprès de chaque école du premier degré pour que les parents puissent percevoir l'allocation scolaire. Le recrutement dans le primaire sextuple en 6 ans. La mise en place de la loi Barangé et l'extension des bourses nationales (Loi Marie) poussent les parents à s'informer et à s'intéresser davantage à la vie de l'école. Les structures qui sont alors mises en place - de l'établissement aux échelons départemental, régional et national - sont restées, depuis lors, fondamentalement les mêmes.


Page précédente : Historique
Page suivante : Structure pédagogique


© Copyright 2004-2019 - CMS Made Simple
This site is powered by CMS Made Simple version 2.2.10